Départ de Hanoi, arrivée à Vientiane. A la douane, les gens parlent entre eux en Laotien et se demandent pourquoi j’ai un passeport français,
un nom vietnamien et un visage traduisant un métissage. Leurs interrogations me font sourire…S’ils savaient que je suis là pour découvrir le
pays où je suis née !

Arrivée à l’aéroport de Vientiane, un oncle est présent et vient nous chercher ma mère et moi. Direction une voiture bien climatisée car nous
sommes fin novembre et il fait chaud et sec. Mon oncle nous emmène chez lui, en plein centre de Vientiane, juste à côté du marché “Khua Din”,
marché où l’on y trouve tout plein de bonnes choses.

Les routes sont larges et sans marquage au sol. Les écoulements en bords de route ne sont pas finis et de l’eau stagnante y repose, un vrai
nid à moustiques ! Pour preuve, à peine un pied posé hors de la voiture, une horde de moustique affamée se rue sur ma cheville ! Juste le
temps d’ouvrir le sac à dos pour m’emparer du produit anti moustique que m’a donné une amie avant de partir, produit qu’elle avait utilsé
pour l’Afrique ! Cela m’a sauvé la vie ! ;o) Il y a encore quelques temps, ce bitume laissait place à de la terre.

Beaucoup de maisons populaires n’ont pas de porte mais une sorte de grille métallique qui fait office de porte d’entrée. Mon oncle m’explique
qu’il est propriétaire des murs de la maison mais au Laos, l’Etat est propriétaire des terres.

Nous avons tout d’abord passé quelques jours à Vientiane, deux jours à Luang Prabang puis un jour à Vang Vieng.

A Vientiane, étant avec la famille qui vit sur place et que je n’ai pas revu depuis l’âge d’un an, nous prenons le temps de vivre comme si nous vivions là-bas. Contrairement au Vietnam, il est dangereux de traverser la route en étant confiant et en se disant que la voiture va freiner ou même ralentir ou m’éviter pour que je puisse traverser…Soyez prudent !

Le marché “Khua Din” est un vrai régal pour les yeux, le nez…Une rangée interminable de différentes sortes de riz par ci, des étalages de fruits frais par là…Je retrouvais des légumes et des fruits locaux que j’ai connu en France dans les boutiques exotiques et des plats que j’ai mangé chez ma mère…C’était déstabilisant.

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